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17 juin 2026
« Nous gardons l’espoir »
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17 juin 2026
Kongo-Gamo (région de Gao) : recommencer avec presque rien, le courage des femmes déplacées
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17 juin 2026
La production maraîchère au service de la nutrition scolaire au Centre du Mali
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Les objectifs de développement durable au Mali
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU au Mali:
Histoire
17 juin 2026
« Nous gardons l’espoir »
Nous avons été forcés de fuir, laissant derrière nous tout ce que nous avions bâti : notre maison, notre bétail, nos champs, et surtout la paix et la quiétude qui régnaient dans notre quotidien. Nous n’avions plus d’autre choix que de partir, et nous avons trouvé refuge dans un camp qui nous héberge actuellement. Le jour de l’attaque, j’étais avec mes trois enfants. Dans la panique et la confusion, j’ai perdu un de mes enfants. Je suis revenue à plusieurs reprises dans le village pour tenter de le retrouver, mais les hommes armés m’ont empêchée d’entrer. C’était une douleur insupportable. Finalement, j’ai appris qu’un autre membre de la famille avait réussi à récupérer mon enfant et à le mettre en sécurité. Heureusement, il est sain et sauf, mais l’angoisse de ce moment me hantera toujours. Aujourd’hui, malgré la douleur et les difficultés de notre situation actuelle, nous gardons l’espoir. Chaque jour, nous nous battons pour reconstruire nos vies, pour offrir à nos enfants un avenir meilleur. Nous n’avons pas abandonné l’idée de retourner un jour dans notre village, de travailler à nouveau la terre, de retrouver notre maison et de vivre dignement de notre travail. Les conditions sont difficiles, mais nous croyons en un avenir où nous pourrons de nouveau gagner notre vie, retrouver notre liberté et redonner de l’espoir à nos enfants. Salimata AramaDéplacée Interne
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Histoire
17 juin 2026
Tombouctou : des communautés redonnent vie à leurs terres
Sous le soleil écrasant de Tedenit, a 6km de Tombouctou, Mamaty ajuste son turban et contemple les sillons verdoyants. Pommes de terre, oignons, carottes s’étendent désormais là où, il y a quelques années, la terre était sèche et stérile. Président de la coopérative, il incarne la dignité retrouvée d’une communauté longtemps marquée par la sécheresse et l’insécurité. « Avant, nous dépendions entièrement des pluies, et elles devenaient de plus en plus rares. Beaucoup de familles avaient du mal à subvenir à leurs besoins », confie-t-il, la voix apaisée. Aujourd’hui, un bruit discret mais vital résonne : celui de l’eau jaillissant du forage solaire installé sur un périmètre maraicher réhabilité grâce au PAM, à la Coopération allemande et à l’Union européenne. « L’eau, c’est la vie. Ce que tu vois là nous a redonné espoir », sourit Mamaty, pointant du doigt le forage solaire.230 personnes travaillent sur le site. Sur place, les rires fusent et les femmes participent activement à cette renaissance. Elles sont 86 à cultiver, vendre et investir dans l’éducation de leurs enfants. « Avant, nous dépendions des marchés. Aujourd’hui, je nourris ma famille et je peux acheter des cahiers », raconte Aïssata.Les infrastructures complètent cette dynamique : un magasin de stockage de 12 tonnes, des tricycles pour transporter les produits, des formations techniques pour renforcer les compétences. En 2025, plus de 35 millions FCFA ont également été distribués aux ménages vulnérables dans le cadre des travaux pour la création d’actifs, tandis que des canaux et digues ont été réhabilités pour consolider la résilience.Aboubacar Dicko
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Histoire
17 juin 2026
« J’AI ACCOUCHE DANS DE BONNES CONDITIONS »
Le contexte sécuritaire fragile l’a poussée à fuir sa localité pour se retrouver sur ce site de personnes déplacées internes situé dans la région de Mopti au centre du Mali. En arrivant sur ce site de personnes déplacées internes, elle était déjà dans un état de grossesse avancé. Ayant perdu toutes ses sources de revenus et vivant dans un état de précarité avancé, il était impossible pour elle d'effectuer le long déplacement pour se rendre au centre de santé de référence afin d’y mener des consultations prénatales.C’est dans ce cadre, que l’UNFPA avec le soutien financier du gouvernement de la République de Corée à travers le projet multi-pays KOICA fournit des services essentiels de prévention et de réponse en santé sexuelle et reproductive et contre la violence basée sur le genre dans les régions de Mopti et Ségou, touchées par la crise.Ces services sont offerts à travers le déploiement de sages-femmes qualifiées comme le cas de Mme Kassambara Dioumawoye Timbine qui intervient sur le site de déplacés internes sur lequel habite Sara. Elle témoigne : « Depuis l'arrivée de Dioumawoye sur notre site de déplacés internes, j'ai été prise en charge sur plusieurs plans. En plus des consultations prénatales régulières, elle m’a fourni gratuitement des médicaments indispensables au bon déroulement de ma grossesse. Lorsque mon état a nécessité une prise en charge au sein de l'hôpital de Mopti, elle a organisé gratuitement toute la logistique afin que je puisse m'y rendre. Sur place, au niveau de l'hôpital de Mopti, j'ai fait plusieurs examens sanguins. Avec le suivi de la grossesse j’ai pu accoucher dans d'excellentes conditions. »
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Histoire
17 juin 2026
Reconstruire des vies : de l’urgence aux solutions durables
J’ai également échangé avec les équipes des Nations Unies qui s’engagent chaque jour au service des populations. À Mopti, Gao et Kayes, j’ai pu constater avec émotion la résilience remarquable des femmes, des hommes et des jeunes confrontés aux conséquences des crises sécuritaires, climatiques et socioéconomiques. Derrière chaque statistique sur les déplacements, les migrations ou les besoins humanitaires, il y a des vies, des familles et des aspirations légitimes à vivre dans la dignité, la sécurité et l’espoir.Les personnes déplacées internes, les réfugiés, les retournés et les migrants ne doivent pas être définis uniquement par leur vulnérabilité. Ils sont aussi des acteurs de résilience, porteurs de solutions et d’avenir pour leurs communautés lorsque les conditions de protection, d’inclusion et d’opportunités sont réunies.Ces missions de terrain ont renforcé ma conviction qu’aucune réponse durable ne peut être envisagée sans une approche coordonnée, centrée sur les besoins des populations et alignée sur les priorités nationales du Mali. C’est dans cet esprit que les Nations Unies poursuivent leur engagement aux côtés des autorités maliennes, afin d’accompagner des solutions durables qui relient l’action humanitaire, le développement et la consolidation de la paix.Lors de mes échanges avec les plus hautes autorités du pays, j’ai réaffirmé l’engagement du Système des Nations Unies à accompagner la mise en œuvre des priorités nationales, notamment celles inscrites dans la Vision Mali 2063 et la SNEDD, qui orientent également l’élaboration du prochain Cadre de coopération des Nations Unies avec le Mali.Ce nouveau cadre représente une opportunité importante pour renforcer la cohérence de l’action de l’Équipe pays des Nations Unies et soutenir des réponses intégrées en faveur des populations les plus vulnérables, notamment les déplacés, réfugiés, retournés et migrants. Au-delà de l’assistance immédiate, il s’agit d’investir dans les moyens de subsistance, l’accès aux services sociaux de base, la cohésion sociale, l’autonomisation des jeunes et des femmes, ainsi que la résilience des communautés.J’ai également eu des échanges constructifs avec les partenaires du corps diplomatique et de la communauté internationale afin de renforcer la mobilisation collective en faveur du développement, de la paix et de la stabilité du Mali.Dans cette édition, vous lirez des témoignages de personnes déplacées qui ont participé à des projets mis en œuvre par les agences. Elles racontent l’impact des Nations Unies dans leur vie et pour leur futur. Vous comprendrez comment les agences collaborent entre elles, avec les autorités, la société civile et les communautés pour soutenir des solutions durables. Vous découvrirez des initiatives innovantes pour accompagner celles et ceux qui ont été contraints de quitter leur lieu d’origine, et qui reconstruisent leur vie avec courage et dignité.Plus que jamais, nous pouvons renforcer notre action et investir collectivement, promouvoir l’inclusion et garantir la protection ainsi que l’accès équitable aux services de base et aux opportunités économiques pour les personnes déplacées, les réfugiés, les retournés et les migrants, afin que chacune et chacun puisse reconstruire sa vie dans la dignité.
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Histoire
17 juin 2026
La production maraîchère au service de la nutrition scolaire au Centre du Mali
Ces interventions soutiennent la production maraîchère, l’élevage de petits ruminants, la pisciculture et la promotion de bonnes pratiques nutritionnelles en milieu scolaire. Dans le cadre du projet de renforcement des systèmes alimentaires de 650 ménages, cinq périmètres maraîchers ont été réhabilités ou aménagés dans les régions de Mopti et de Ségou. Grâce à l’installation d’infrastructures telles que des châteaux d’eau équipés de pompes solaires et à l’approche des champs écoles, les bénéficiaires ont amélioré leurs techniques de production et leur accès à l’eau.Le projet repose sur une approche intégrée favorisant la complémentarité entre maraîchage, élevage et pisciculture. Les résidus agricoles servent à nourrir les animaux, tandis que les déjections animales sont utilisées pour produire du compost. L’eau des bassins piscicoles est également réutilisée pour l’irrigation.Les productions maraîchères approvisionnent régulièrement cinq écoles, contribuant à améliorer la qualité nutritionnelle des repas scolaires et à prolonger le fonctionnement des cantines. Les jardins servent aussi de supports pédagogiques pour sensibiliser les élèves aux pratiques agricoles durables et à l’éducation nutritionnelle.À travers cette approche intégrée, le projet contribue au renforcement durable de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à l’amélioration des moyens d’existence des communautés rurales.
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Histoire
17 juin 2026
Ici, l’avenir ne renonce pas
Sur le site de déplacés de Goundam, près de Tombouctou, dans le nord du Mali, des familles reconstruisent leur vie loin des maisons qu’elles ont dû fuir à cause de l’insécurité. Des tentes attirent le regard : ce sont les Espaces temporaires d’apprentissage installés par l’Académie d’Enseignement de Tombouctou. Boubacar, 12 ans, y a retrouvé sa place d’élève. Comme lui, de nombreux enfants du site ont vu leur scolarité interrompue. « Dans cet espace, nous ne faisons pas que donner des leçons. Nous aidons les enfants à se reconstruire », explique Hawa Cissé, l’enseignante de Boubacar. Elle est bénévole communautaire et formée par l’UNICEF au soutien psychosocial.Construites par l’UNICEF avec ses partenaires du Haut-Commissariat aux Réfugiés et de l’ONG Association malienne pour la survie au Sahel, avec le financement d’Education Cannot Wait, ces tentes redonnent un cadre aux enfants. Grâce aux efforts conjoints, la fréquentation scolaire a dépassé les 50 % cette année, une amélioration remarquable par rapport aux années précédentes, dans les établissements sous la responsabilité du Centre d’Animation Pédagogique de Tombouctou.L’appui ne s’arrête pas à l’éducation : des transferts monétaires ont permis d’alléger les difficultés quotidiennes. Libéré de certaines inquiétudes, Boubacar peut se concentrer sur l’essentiel : apprendre. « J’ai compris que la crise ne peut pas voler tous mes rêves », confie-t-il.Au-delà de l’urgence, ces actions contribuent à préserver l’avenir, en permettant à des enfants comme Boubacar de continuer à apprendre, malgré le déplacement, et d’envisager un futur plus stable.Fatou Diagne
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Histoire
17 juin 2026
Région de Tombouctou : le HCR construit de nouvelles infrastructures éducatives pour renforcer l’accès à l’éducation des enfants deplacés de force et communautés hôtes
Dans le cadre des efforts de renforcement de l’accès à une éducation inclusive, sûre et de qualité dans la région de Tombouctou, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), en collaboration avec ses partenaires, poursuit ses actions en faveur de l’amélioration des infrastructures éducatives au bénéfice des enfants affectés par les crises et des communautés hôtes. À travers le Projet de consolidation des acquis du Programme pluriannuel de résilience II en éducation, financé par Education Cannot Wait (ECW) et mis en œuvre par le consortium HCR–AMSS, avec l’appui de l’UNICEF, plusieurs infrastructures majeures ont été réalisées dans différentes localités de la région de Tombouctou. Ce programme, prévu pour la période 2025–2027, vise à garantir aux enfants un accès équitable à une éducation de qualité, conformément aux priorités nationales de développement durable et la vision « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma »Dans la ville de Tombouctou, six salles de classe équipées de 150 tables-bancs, accompagnées de deux magasins ainsi que de deux blocs de latrines, ont été réalisés. Ces infrastructures permettent d’accroître les capacités d’accueil des établissements scolaires et d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. Elles contribuent ainsi à offrir un environnement plus sûr, plus sain et favorable à la réussite scolaire des enfants.En complément de ces réalisations, deux Espaces d’Apprentissage Temporaire (EAT) ont été construits à Goundam, deux à Diré, deux à Niafounké et un à Gossi, afin d’assurer la continuité éducative des enfants vivant dans des contextes de vulnérabilité ou affectés par les crises sécuritaires et les déplacements de populations.Par ailleurs, dans une dynamique de renforcement de l’éducation dès le plus jeune âge, un Centre de Développement de la Petite Enfance (CDPE) a été réalisé à Goundam et un autre à Diré, contribuant à offrir aux jeunes enfants un cadre approprié à leur éveil, à leur apprentissage précoce et à leur développement harmonieux.Ces réalisations traduisent l’engagement constant du HCR et de ses partenaires à renforcer la résilience des communautés, promouvoir l’inclusion sociale et garantir aux enfants un accès durable aux services éducatifs essentiels, notamment dans les zones affectées par les crises.Au-delà de la construction des infrastructures, cette initiative participe au renforcement de la cohésion sociale et du développement local, en plaçant l’éducation au cœur des réponses humanitaires et de développement dans la région de Tombouctou.À travers ces actions, le HCR, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, réaffirme sa volonté d’accompagner durablement les populations déplacées de force et les communautés hôtes, afin de bâtir un avenir meilleur pour les enfants du Mali.Ecrit par : Abdulbasset Alnwaihi, Associate Community-Based Protection Officer/ UNHCR Tombouctou et Adama Traore/ Senior Programme Assistant- UNHCR Tombouctou
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Communiqué de presse
26 février 2026
Le Mali renforce la prévention des conflits liés aux ressources naturelles et au climat dans le sud
Bamako, Mali - En partenariat avec le Gouvernement du Mali, l’UNOPS lance un nouveau projet visant à prévenir les violences latentes dans les régions de San et de Koutiala, au sud du pays. Financé par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la Paix (PBF) à hauteur de 2,4 millions de dollars, ce projet se veut une réponse directe aux tensions liées à l’accès, à l’usage et à la gouvernance des ressources naturelles.
Bien que relativement épargnées par les violences armées, les régions de San et Koutiala font face à des vulnérabilités sociales, environnementales et institutionnelles, exacerbées par les eff ets du changement climatique et les limites persistantes de la gouvernance foncière locale. Ces facteurs alimentent des confl its latents et fragilisent la cohésion sociale.
Intitulé « Prévention des violences liées aux confl its autour des ressources naturelles et du changement climatique à San et à Koutiala », le projet adopte une approche préventive enracinée dans les dynamiques locales. Il vise à renforcer la capacité des communautés et des institutions locales à gérer les ressources naturelles de manière effi ciente, équitable et pacifi que. Il met un accent particulier sur l’inclusion des femmes, des jeunes et des
personnes déplacées internes, souvent les plus exposés aux tensions foncières et climatiques, mais aussi porteurs de solutions durables pour la paix locale.
À propos de ce sujet, Silvia Gallo, Directrice du Bureau Multi-pays de l’UNOPS pour l’Afrique de l’Ouest a déclaré : « La raréfaction des ressources naturelles, exacerbée par les eff ets du changement climatique, soumet à rude épreuve les mécanismes traditionnels de régulation et les relations intercommunautaires. Ce projet intervient en amont, afi n de renforcer la résilience communautaire, en consolidant la gouvernance locale et en instaurant des espaces de dialogue inclusifs où chaque acteur contribue activement à la prévention des confl its. »
Le projet repose sur trois axes complémentaires, notamment le renforcement des mécanismes existants de médiation et de prévention des confl its, l’institutionnalisation de cadres de concertation multi-acteurs intégrant les enjeux fonciers, climatiques et sociaux, et l’autonomisation des femmes et des jeunes en tant qu’acteurs à part entière de la consolidation de la paix.
Conçu à l’issue d’un vaste processus de consultations avec les autorités nationales et locales, les leaders coutumiers, religieux et les organisations de la société civile, le projet est ancré dans les réalités et priorités communautaires et locales. Il contribue par ailleurs aux priorités nationales et vise à poser les bases d’une paix locale inclusive et durable, ne laissant personne pour compte.
Mis en oeuvre en étroite collaboration avec plusieurs ministères sectoriels, dont les ministères de l’Agriculture, de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, de l’Environnement, ainsi qu’avec l’Observatoire National du Foncier Agricole, le projet soutiendra les eff orts nationaux de consolidation de la paix et s’aligne sur les engagements du Mali en matière de gouvernance foncière, d’action climatique et d’égalité des sexes.
FIN Remarques à l’intention des équipes de rédaction
Coordonnées pour la presse :
Pour plus de détails sur ce projet et/ou pour interviewer un.e spécialiste de l’UNOPS, veuillez contacter Souhaila Merzougui, chargée de communication au bureau multi-pays de l’UNOPS pour l’Afrique de l’Ouest: souhailam@unops.org.
À propos de l’UNOPS
L’UNOPS fournit des solutions concrètes dans les domaines du développement durable, de la paix et de la sécurité ainsi que des opérations humanitaires. L’organisation aide le système des Nations Unies, des gouvernements et d’autres partenaires, à gérer des projets, à bâtir des infrastructures durables et à eff ectuer des achats responsables aux quatre coins du monde. En savoir plus : https://www.unops.org/fr/.
À propos du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF)
Le Fonds pour la consolidation de la paix est l’instrument fi nancier utilisé pour maintenir la paix dans les pays ou situations où un confl it violent risque d’éclater ou sévit déjà. Il peut investir auprès d’entités des Nations Unies, de gouvernements, d’organisations régionales, de banques multilatérales, de fonds d’aff ectation spéciale multidonateurs nationaux et d’organisations de la société civile. Le fonds intervient au Mali depuis début 2015, année de conclusion de l’accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.
Bien que relativement épargnées par les violences armées, les régions de San et Koutiala font face à des vulnérabilités sociales, environnementales et institutionnelles, exacerbées par les eff ets du changement climatique et les limites persistantes de la gouvernance foncière locale. Ces facteurs alimentent des confl its latents et fragilisent la cohésion sociale.
Intitulé « Prévention des violences liées aux confl its autour des ressources naturelles et du changement climatique à San et à Koutiala », le projet adopte une approche préventive enracinée dans les dynamiques locales. Il vise à renforcer la capacité des communautés et des institutions locales à gérer les ressources naturelles de manière effi ciente, équitable et pacifi que. Il met un accent particulier sur l’inclusion des femmes, des jeunes et des
personnes déplacées internes, souvent les plus exposés aux tensions foncières et climatiques, mais aussi porteurs de solutions durables pour la paix locale.
À propos de ce sujet, Silvia Gallo, Directrice du Bureau Multi-pays de l’UNOPS pour l’Afrique de l’Ouest a déclaré : « La raréfaction des ressources naturelles, exacerbée par les eff ets du changement climatique, soumet à rude épreuve les mécanismes traditionnels de régulation et les relations intercommunautaires. Ce projet intervient en amont, afi n de renforcer la résilience communautaire, en consolidant la gouvernance locale et en instaurant des espaces de dialogue inclusifs où chaque acteur contribue activement à la prévention des confl its. »
Le projet repose sur trois axes complémentaires, notamment le renforcement des mécanismes existants de médiation et de prévention des confl its, l’institutionnalisation de cadres de concertation multi-acteurs intégrant les enjeux fonciers, climatiques et sociaux, et l’autonomisation des femmes et des jeunes en tant qu’acteurs à part entière de la consolidation de la paix.
Conçu à l’issue d’un vaste processus de consultations avec les autorités nationales et locales, les leaders coutumiers, religieux et les organisations de la société civile, le projet est ancré dans les réalités et priorités communautaires et locales. Il contribue par ailleurs aux priorités nationales et vise à poser les bases d’une paix locale inclusive et durable, ne laissant personne pour compte.
Mis en oeuvre en étroite collaboration avec plusieurs ministères sectoriels, dont les ministères de l’Agriculture, de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, de l’Environnement, ainsi qu’avec l’Observatoire National du Foncier Agricole, le projet soutiendra les eff orts nationaux de consolidation de la paix et s’aligne sur les engagements du Mali en matière de gouvernance foncière, d’action climatique et d’égalité des sexes.
FIN Remarques à l’intention des équipes de rédaction
Coordonnées pour la presse :
Pour plus de détails sur ce projet et/ou pour interviewer un.e spécialiste de l’UNOPS, veuillez contacter Souhaila Merzougui, chargée de communication au bureau multi-pays de l’UNOPS pour l’Afrique de l’Ouest: souhailam@unops.org.
À propos de l’UNOPS
L’UNOPS fournit des solutions concrètes dans les domaines du développement durable, de la paix et de la sécurité ainsi que des opérations humanitaires. L’organisation aide le système des Nations Unies, des gouvernements et d’autres partenaires, à gérer des projets, à bâtir des infrastructures durables et à eff ectuer des achats responsables aux quatre coins du monde. En savoir plus : https://www.unops.org/fr/.
À propos du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF)
Le Fonds pour la consolidation de la paix est l’instrument fi nancier utilisé pour maintenir la paix dans les pays ou situations où un confl it violent risque d’éclater ou sévit déjà. Il peut investir auprès d’entités des Nations Unies, de gouvernements, d’organisations régionales, de banques multilatérales, de fonds d’aff ectation spéciale multidonateurs nationaux et d’organisations de la société civile. Le fonds intervient au Mali depuis début 2015, année de conclusion de l’accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.
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Communiqué de presse
20 janvier 2026
INVESTIR DANS L’EAU POUR LA PAIX : UN PROJET TRANSFRONTALIER POUR RENFORCER LA RÉSILIENCE ET LA COHÉSION SOCIALE ENTRE LE MALI, LA MAURITANIE ET LE SÉNÉGAL
Cette initiative vise à faire de la gestion durable de l’eau un levier stratégique de coopération, de paix et de résilience climatique dans les zones frontalières des trois pays. Financée par le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF) à hauteur de 7 millions de dollars américains, soit environ 280 millions MRU et 4 milliards de FCFA – Cette initiative sera mise en œuvre sur une période de 24 mois, conjointement par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Le projet cible les zones frontalières exposées à des vulnérabilités multidimensionnelles liées au changement climatique et à la raréfaction des ressources en eau, dans les régions suivantes : Guidimakha, Gorgol, Assaba et Hodh El Gharbi (Mauritanie), Kayes et Nioro (Mali), ainsi que Tambacounda, Matam et Kédougou (Sénégal).Le projet bénéficiera directement à plus de 151 000 personnes, entres autres des femmes, des enfants, des jeunes et des populations transhumantes et indirectement à plus de 535 000 personnes vivant dans les zones frontalières des trois pays. Les interventions prévues, au cours de la mise en œuvre du projet, incluent la construction et la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques résilientes, le renforcement des mécanismes communautaires de prévention et de gestion des conflits liés à l’accès à l’eau, ainsi que la mise en place et le renforcement de systèmes d’alerte précoce afin d’anticiper les chocs climatiques.« En plaçant l’eau au cœur de leur stratégie de prévention des conflits et d’adaptation au changement climatique, la Mauritanie, le Mali et le Sénégal envoient un signal fort à la région. En investissant dans une gestion concertée et inclusive de l’eau, ce projet contribue à transformer une ressource vitale, souvent source de tensions, en un vecteur de dialogue, de coopération et de paix durable dans les espaces frontaliers du Sahel », déclare Madame Lila Pieters Yahia, Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies en Mauritanie.Dans un contexte marqué par la pression démographique et l’intensification des aléas climatiques, les zones frontalières du Sahel sont confrontées à des risques accrus de conflits entre communautés sédentaires et mobiles. En mobilisant l’eau comme point d’entrée stratégique, le projet vise à renforcer la coexistence pacifique, à promouvoir des cadres de dialogue inclusifs et à favoriser une gouvernance partagée des ressources naturelles, avec une attention particulière portée à la participation des femmes, des enfants et des jeunes. Fruit d’un large processus de consultation approfondi et participatif mené dans les trois pays, le projet s’appuie sur l’engagement des autorités nationales et locales, de la société civile, y compris les organisations de femmes, d’enfants et de jeunes, ainsi que des acteurs régionaux. Sa mise en œuvre débutera par des consultations communautaires ciblées afin d’affiner les priorités locales, en étroite synergie avec les autorités nationales et locales, les organisations communautaires et les acteurs régionaux, notamment l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), afin de garantir la durabilité des résultats et la cohérence avec les cadres régionaux existants. Contacts presse :Henrielle Djinsu Mondjo, Chargée de la Communication PBF Mali, henrielle.djinsu.mondjo@undp.org, +223 74 37 21 11Kissima Sylla, Coordonnateur ai. du PBF Mali, kissima.sylla@undp.org, +223 82 62 41 69
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Communiqué de presse
21 novembre 2025
Les enfants du Mali appellent à des budgets sensibles à leurs droits pour continuer à bâtir un Mali plus fort.
Dans une note de plaidoyer présentée aujourd’hui, les enfants rappellent qu’ils représentent plus de la moitié de la population malienne et qu’ils rêvent d’un pays où chaque fille et chaque garçon est en sécurité, protégé contre la violence, bien nourri, scolarisé et en mesure de réaliser son plein potentiel.« Nous voulons un Mali où chaque enfant — fille ou garçon, riche ou pauvre, avec ou sans handicap, en ville ou en village — est protégé contre la violence, le mariage précoce et le travail des enfants », a déclaré la représentante de la présidente du Parlement des Enfants, Rokia, lors de la cérémonie officielle. « Un Mali où nous pouvons tous aller à l’école, apprendre, jouer et grandir en paix. Un Mali où nous sommes bien nourris et en bonne santé. » Les enfants ont présenté et remis la note de plaidoyer à Madame le Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, marquant un moment fort de leur engagement en faveur de leurs droits. Cet acte symbolique illustre leur volonté de participer activement aux décisions qui les concernent et de faire entendre leur voix.« Au plan national, le thème retenu est planification et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant. Pour rappel encore, cette budgétisation a déjà commencé et figure dans les recommandations ressorties des états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille », a rappelé le Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Madame DIARRA Djénéba SANOGO. « Ce thème est d’une importance capitale car il s’agit de mettre en lumière l’intérêt de planifier en tenant compte des droits de l’enfant, à travers une analyse et une évaluation des dépenses et de l’impact de chaque politique et chaque programme. Il s’agirait également par cette approche de veiller à ce que des ressources suffisantes et équitables soient allouées pour que les services garantissent la survie, l’éducation, la protection et la participation des enfants. »Les enfants soulignent plusieurs avancées importantes : la gratuité des soins primaires pour les enfants de moins de cinq ans, l’éducation fondamentale gratuite et obligatoire, l’augmentation des dépenses publiques en éducation jusqu’à 20 % conformément à la Déclaration d’Abuja, la réduction des mariages précoces ainsi que la création d’institutions dédiées à la protection et à la participation de l’enfant. Toutefois, ils rappellent que les ressources restent largement insuffisantes pour répondre aux besoins réels des enfants.Par ailleurs, des enfants à travers le Mali ont renforcé leurs capacités de plaidoyer en faveur d’une planification et d’une budgétisation sensibles à leurs droits. Dans le cadre de la Journée mondiale de l’enfance (JME), des activités seront organisées dans plusieurs régions afin de partager la note avec les autorités locales et de poursuivre le dialogue sur la planification et la budgétisation favorables aux droits de l’enfant.Aujourd’hui encore, chaque heure, cinq enfants de moins de cinq ans meurent de maladies évitables. Plus de 4,27 millions d’enfants — soit 35,6 % — n’ont pas accès à trois besoins essentiels. Le budget national consacre moins de 1 % au Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, seulement 4,73 % à la santé (loin des 15 % recommandés) et moins de 1 % à la nutrition (minimum recommandé : 3 %).« Le thème national de cette année, planification et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant, nous offre l’occasion d’examiner les mesures adoptées, d’évaluer les défis rencontrés et de tirer les enseignements utiles en vue d’une meilleure planification et d’une budgétisation plus favorable aux enfants », a rappelé le Représentant de l’UNICEF au Mali, Monsieur Pierre Ngom. « Ce choix est motivé par un contexte national marqué par une crise multidimensionnelle — sécuritaire, sanitaire, scolaire et alimentaire — ainsi que par les effets du changement climatique. Ces facteurs accentuent la vulnérabilité des enfants et exigent un investissement renforcé pour garantir leurs droits. »Face à ces défis, les enfants plaident pour une augmentation significative des budgets alloués à la santé, à l’éducation et à la protection sociale, ainsi que pour un renforcement de leur participation aux processus de planification et de budgétisation. Un budget véritablement sensible aux droits de l’enfant est indispensable pour réduire la mortalité infantile, garantir une éducation inclusive et de qualité et protéger chaque enfant contre les violences et les abus.L’UNICEF continuera à soutenir les enfants et les efforts du Gouvernement pour promouvoir des budgets sensibles à leurs droits, grâce à l’appui de ses partenaires.Note aux rédactionsCélébrant l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant la Journée mondiale de l’enfance, célébrée chaque année le 20 novembre, est pour l’UNICEF une journée mondiale d’action pour les enfants, par les enfants. Partout dans le monde, les enfants se mobilisent et parlent de leur vie, de leurs espoirs et de leurs droits. Les enfants et les jeunes sont de puissants agents du changement. Ils apportent de nouvelles idées et perspectives qui peuvent contribuer à façonner un monde meilleur pour toutes et tous. Soutenons-les en relayant leurs messages. Ensemble, nous pouvons faire la différence.Découvrez le message du jeune malien Youssouf en faveur des droits de l’enfant : [Lien à la vidéo]À propos de l’UNICEF L’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, œuvre à la protection des droits de chaque enfant, où qu’il soit, en particulier ceux des plus défavorisés et des plus difficiles à atteindre. Dans plus de 190 pays et territoires, nous mettons tout en œuvre pour aider les enfants à vivre, à s’épanouir et à réaliser leur potentiel. Pour en savoir davantage sur l’UNICEF Mali et son action, veuillez consulter le site : https://www.unicef.org/mali/. Suivez l’UNICEF Mali sur X (Twitter), Facebook, Instagram et YouTube. Pour plus d’informations, veuillez contacter : Stephanie Joy Raison | UNICEF Mali | +223 75 99 93 11| sraison@unicef.org
Fatou Diagne | UNICEF Mali | +223 71 17 03 55 | fdiagne@unicef.org
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Communiqué de presse
22 avril 2024
Au Mali, plus de la moitié des 7,1 millions de personnes ayant besoin d'aide humanitaire en 2024 sont des enfants - UNICEF.
BAMAKO, 19 avril 2024 - On estime que 7,1 millions de personnes ont besoin d'assistance humanitaire au Mali cette année, dont 54% sont des enfants, selon le Plan de Besoins Humanitaires et de Réponse (HNRP) de 2024. Ces enfants risquent d'être privés de services essentiels tels que les soins de santé, l'éducation, l'eau potable et des services de protection appropriés. Face à de nouveaux défis opérationnels et programmatiques, l'UNICEF, en soutien au gouvernement du Mali, renforce sa présence sur le terrain en se concentrant sur la continuité des services sociaux de base dans les zones fragiles, tout en investissant dans les systèmes nationaux et locaux. L'UNICEF lance un appel de 133,5 millions de dollars pour répondre aux besoins humanitaires des enfants et des femmes au Mali en 2024. « Suivant les enjeux sécuritaires dans le monde et les défis à relever dans le secteur humanitaire, il paraît impérieux d'intervenir pour apporter une aide aux enfants les plus vulnérables. Il est de notre responsabilité collective de répondre à cet appel à l'aide et de soutenir les efforts humanitaires pour fournir une assistance vitale à ceux qui en ont le plus besoin. Cela implique non seulement de fournir des ressources financières et matérielles, mais aussi de travailler à la prévention des conflits et à la construction de sociétés plus résilientes et inclusives, » a déclaré le Médecin Col. Diawara Assa Badiallo Touré, Ministre de la Santé et du Développement Social.« Au Mali, plus de 50% des personnes ayant besoin d'aide humanitaire sont des enfants », a déclaré Pierre Ngom, représentant de l'UNICEF au Mali, faisant une mise à jour au groupe des donateurs humanitaires sur l'appel humanitaire de l'UNICEF au Mali en 2024. « Travailler avec le gouvernement et les communautés pour leur fournir des services d'éducation, de santé et de protection adéquats est la bonne chose à faire, malgré le contexte difficile. Il est temps d'agir maintenant. » Le Mali est confronté aux conflits et à la violence armée, caractérisés par des attaques contre les civils dans les régions du nord et du centre. En 2022, 1 024 violations graves contre les enfants ont été signalées par le Secrétaire général des Nations Unies. Le nombre d'événements violents au Mali enregistrés par le projet de localisation et de données sur les conflits armés (ACLED) continue de croître, passant de 1 267 en 2020 à 2 228 en 2023, soit une augmentation de 76% sur trois ans. Au moins un demi-million d'enfants en âge scolaire n'ont pas accès à l'éducation car plus de 1 700 écoles ont été fermées en raison de l'insécurité, principalement dans le nord et le centre du Mali. Cela a privé plus d'un demi-million (522 000) d'enfants d'accès à l'apprentissage et a affecté plus de 10 000 (10 400) enseignants, en février 2024. Les pertes d'apprentissage importantes pourraient être irréversibles sans offrir rapidement des opportunités et des alternatives d'apprentissage. L'absence à l'école expose les enfants à un risque accru d'être contraints à des mécanismes d'adaptation négatifs tels que le travail des enfants, le mariage précoce ou d'autres formes d'exploitation. Le Mali reste très exposé aux impacts négatifs du changement climatique, selon l'indice de risque climatique pour les enfants. Le changement climatique a rendu les catastrophes naturelles plus fréquentes, intenses et difficiles à surmonter. On estime que 3,2 millions de personnes, dont 1,7 million d'enfants, manquent d'accès à l'eau potable et aux installations sanitaires. Les effets combinés du conflit et des crises climatiques ont conduit à une crise humanitaire majeure qui a touché de manière disproportionnée les enfants au Mali. Les risques liés au climat, les crises politiques et socio-économiques persistantes (exacerbées par l'inflation des prix de certains produits alimentaires), les épidémies, l'insécurité et les déplacements internes affectent simultanément les personnes les plus vulnérables. Sans aide, 2,5 millions d'enfants âgés de 0 à 59 mois risquent de souffrir de malnutrition aiguë cette année, et on estime que 268 000 enfants seront confrontés à une malnutrition sévère. Le pays est confronté à un large éventail d'épidémies. En 2023, il y a eu 352 cas de rougeole signalés dans 43% des districts sanitaires (32/75). Jusqu'à présent cette année, il y a eu 40 cas confirmés de rougeole, ce qui est supérieur aux 26 cas signalés durant la même période l'année dernière. La réponse à la crise humanitaire au Mali reste largement sous-financée, comme en témoignent les écarts de financement pour le Plan de Réponse Humanitaire et l'Action Humanitaire pour les Enfants en 2023 qui étaient respectivement de 70% et 64%. « Un financement flexible, mutualisé et pluriannuel est l'un des meilleurs moyens d'avoir un impact positif sur la vie des enfants, en facilitant une réponse plus rapide, plus agile et plus rentable. Cela permet à l'UNICEF d'atteindre les communautés les plus vulnérables de manière opportune et efficace », déclare Pierre Ngom. Pour assurer une coordination adéquate de la réponse humanitaire et une répartition claire des responsabilités aux niveaux national et décentralisé, l'approche par cluster a été introduite en 2005 dans le contexte plus large de la réforme humanitaire. L'UNICEF au Mali sert d'agence principale pour trois clusters : WASH, Nutrition et Éducation (co-dirigé avec Save the Children), et le sous-cluster de Protection.****************************************************************************************À propos de l’UNICEFL’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans plus de 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour en savoir davantage sur l’UNICEF MALI et son action : https://www.unicef.org/mali/ Suivez-nous sur Twitter, Facebook, Instagram et YouTubePour plus d’informations, veuillez contacter :Fatou Diagne, UNICEF Mali, fdiagne@unicef.org
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Communiqué de presse
28 mars 2024
La cheffe de la protection du HCR insiste sur la nécessité d'un soutien immédiat au Sahel pour éviter l'aggravation de la crise
BAMAKO – La responsable de la protection du HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, a salué la décision du Mali et de ses voisins de garder leurs frontières ouvertes aux personnes fuyant le danger et de défendre ainsi les principes de l'asile dans une région fragilisée. Le Mali est l'un des nombreux pays à offrir un lieu sûr à plus de 1,1 million de réfugiés et de demandeurs d'asile qui ont franchi les frontières internationales pour échapper à la guerre, aux persécutions et à d'autres situations de violence généralisée au Sahel et dans d'autres parties de l'Afrique.A l'issue d'une visite d'une semaine au Mali et au Togo à la fin de la semaine dernière, Ruvendrini Menikdiwela, Haut Commissaire assistante du HCR pour la protection, a salué l'approche généreuse du Mali à l'égard des réfugiés. En effet, le pays maintient ses frontières ouvertes et leur offre, une fois enregistrés, les mêmes droits que les Maliens, y compris l'accès aux services tels que les soins de santé et l'éducation. Ruvendrini Menikdiwela attire toutefois l'attention sur le fait que ce type de mesures courageuses risque de devenir de plus en plus rare en l'absence d'un soutien international immédiat et durable. Le Mali et d'autres pays du Sahel sont soumis à des pressions « alarmantes » en raison des déplacements forcés et ont besoin d'un soutien accru et immédiat pour éviter une crise humanitaire plus grave encore, selon la cheffe de la protection du HCR.« La situation au Mali et dans les pays voisins, dont la plupart sont confrontés à leurs propres crises de déplacement forcé, est très préoccupante », indique Ruvendrini Menikdiwela. « Nous devons agir dès à présent pour assurer la sécurité et le bien-être des personnes déracinées, et protéger leurs droits et leur dignité en ces temps difficiles. » ...Lire la suite sur: https://www.unhcr.org/fr/actualites/communiques-de-presse/la-cheffe-de-la-protection-du-hcr-insiste-sur-la-necessite-dun
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